Daniel Bigaré n'est pas un ami. C'est un copain, dans la tradition de ceux fraternellement chantés par Brassens. 
      Aussi, quand il m'a demandé de  prendre la plume, j'ai hésité.  Le copain ne risquait-il pas de prendre le  meilleur sur le 
      peintre ?   lui aurait dit, dans son langage coloré, le   barbouilleux !
      Car Bigaré, à l'inverse de beaucoup de ses collègues, n'est guère charitable vis-à-vis de lui-même. Cet anticonformisme, 
      qui n'a rien à voir  avec de la fausse modestie, lui va d'ailleurs à ravir. Oui, mon petit gars!
      Depuis l'époque du groupe "Jeune Peinture" il n'a cessé de démonter sa peinture, de la morceler, de la moderniser, de 
      jeter sur ses toiles, des  rouges, des blancs, des bleus qu'il affectionne tout particulièrement. Il
      n'a jamais cherché à flatter l'œil, à accrocher le client. Il n'est pas homme à faire des concessions pour tenter de se faire
     un nom. Bigaré va délibérément à contre courant, sachant pertinemment que ses personnages sans visage, continueront 
     de choquer les puristes, mais sans jamais  susciter la moindre indifférence.
      Quand je regarde ses oeuvres, des noms de peintres qui ont fait école, me viennent inconsciemment à l'esprit.
      Décidément, objectivité et subjectivité ne feront jamais bon ménage quand  il s'agit d'un copain ... d'abord.
                                                                                
                           Bernard Hennique


                                                                          dessin  -  Foot -




Bigaré - Peintre des jours heureux.

         Bigaré est un peintre du bonheur, peut-être est-il lui-même le bonheur de
peindre, coloré, très coloré, mais sans agressivité, sans violence. Et transparent,
délicat, subtil, avec des forces seulement évoquées.
Ses thèmes reprennent à leur compte le rythme de la vie.
Désirée, cette vie écrite par Bigaré, mais nullement dévorée. Caressée, lissée, presque bercée. Comme par des vagues,  douces.
         La mer sans danger, le soleil sans brulures, les cavaliers sans obstacles, le
rugby sans violence ; oui, la transparence du plaisir, du désir et du rire. Daniel Bigaré demeure du bon côté du miroir pour donner à voir la face positive des choses, la vie, sans métaphysique ni obsession. Sauf sans doute delle de la couleur. En bleu  surtout. Quels bleus !  Plus riches par contraste avec le reste de
la palette, plus forts Grâce à la rigueur de la construction qu’équilibrent, soutiennent les verticales. Et pourtant, son couteau prend peu de matière, d’où ce résultat de transparence. Même pour l’outremer. Cette technique lui permet de transformer les contrastes des pâtes en simples oppositions chromatiques, d’une grande délicatesse, et d’une élégance raffinée.
         Les thèmes heureux de Daniel Bigaré, son style, la manière de sa peinture
le rendent – c’est une grande qualité – un créateur pour tous, accessible à tous,
enrichissant  pour tous. Car c’est une peinture vacances, une peinture-soleil, une
peinture-champagne  que chacun peut consommer et voir et boire sans modération. Une musique d’été.


                                                                                                                                   Maurice Bruzeau. 
Blue Note ,  c’est le nom que Daniel Bigaré donne à ses expositions à domicile ; une  référence au jazz et au blues, mais aussi deux mots d’harmonie et de fête, qui résument bien sa peinture.
Le bleu bien sûr, du cyan au magenta, omniprésent, celui d’un ciel de Provence ou d’un port breton, l’outremer d’un port du sud de la France, ou d’un marché marocain. Ce bleu traité en aplats aux fines nuances est  percé souvent de blancs éclatants parcourant la toile.
En contrepoint, les variations de jaune et de rouge donnent énergie, chaleur et profondeur à la composition dont l’ensemble s’érige pratiquement en abstraction d’où émerge le motif par la conjugaison d’un art et d’un hasard maîtrisés.
L’évolution vers la transparence n’entame pas la force des œuvres dans lesquelles s’équilibrent rigueur et sensibilité.
Et puis la musique, plutôt celle d’un orchestre de jazz, à Juan ou dans l’été de la campagne marnaise. Une musique proche des œuvres de Daniel Bigaré, par le rythme et l’harmonie des notes faisant alterner les plages de sérénité et les envolées festives et colorées.
                       
                                                                                                                       Claude Rochet
 Blue Note VI :
Quand Daniel Bigaré ouvre son atelier

 La tradition est devenue un rituel. Depuis 1996 et son  " Blue  Note 1er ",   le peintre Daniel Bigaré aime à ouvrir son atelier  d’Ecury-sur-Coole,  dans la campagne  chalonnaise, aux amis et au curieux de son art,en compagnie d’un groupe de jazz inspiré par l’ambiance chaleureuse d’une telle rencontre.
Le samedi 12 et le dimanche 13 juin 2010, Daniel Bigaré propose son " Blue Note " où il nous promet " des marines, des ports, des paysages en  passant  par les marchés, souks et autres scènes de rue".
Et  l’ artiste  d’ Ecury  nous  en  promet encore en  évoquant,  à propos de ce  " millésime 2010  à  consommer sans  modération " , des " senteurs de Provence " qui " rencontrent des épices africaines" Dans la typique maison  champenoise en craie  et pans de bois  qu’il occupe  avec son épouse depuis des années, c’est aussi un  voyage auquel  nous appelle  Daniel Bigaré , une exploration  de ses  " petits formats " de ces dernières  créations comme des plus anciennes.
Daniel Bigaré  est loin d’être un  inconnu dans le monde des arts. La première exposition de ce pote du dessinateur  Cabu, avec qui il a fait les 400 coups artistiques, et  créateur du groupe " Peintres en Champagne " remonte à 1976.
Depuis, Il ’n’a cessé d’exposer en France comme aux Etats-Unis où, un temps,  la  Phillips-Flint galléries de  Houston  (Texas)  et de Palm-Beach (Floride)  proposait régulièrement à la vente, certaines de ses plus belles réalisations.
Les toiles de  Daniel Bigaré, invité  d’ honneur  de  plusieurs salons et lauréat de quelques prix qui ne lui sont jamais montés  à la tête , ornent aujourd'hui quelques murs  publics comme  le Palais de  l’ Elysée, l e musée de Soissons , les villes de Vitry-le-François, Bobo-Dioulasso ( Burkina Faso  )  ou de  Tauberbischofsheim en Allemagne.

 Bleu singulier.
 En plusieurs  décennies de carrière, tout ou presque a été dit sur les "  compositions vigoureuses  et rythmées  " de l’œuvre de Daniel Bigaré, ces  " joyeuses verticalités ", ce sens de la couleur maitrisée,  après des années de recherche et d’hésitation. Cependant, ses toiles continuent d’opposer un mystère opaque à une tentative de rationalisation. Bien qu’il s’en  défende avec vigueur, Daniel Bigaré  est devenu un  maître. Mais un maître difficile, tant les questions sur son travail restent  inassouvies.
Dans l’élan coloré de son inspiration, les interrogations affamées demeurent.
Où donc Daniel Bigaré va-t-il chercher ses déclinaisons de bleu singulier, sa  "Blue Note "personnelle ?  Dans  quel ciel tire-t-il ses images recomposées ? Comment le monde qu’il nous restitue  peut-il avoir cette richesse enluminée,  alors même qu’un  lucide pessimisme nourrit  le regard qu’il  porte sur l’humanité et  ses hochets ?  Un fragment  de réponse  se  love dans la chaleur  multicolore  de  ses compositions.  A l’âpreté  rude d’un certain paysage  breton, Daniel Bigaré préfère à l’évidence  la quiétude des couleurs  odoriférantes  des ports méditerranéens. On  y entend  presque le clapotis   des  vagues sur les coques des bateaux, et le chant lancinant des cigales en toile de fond. La rudesse de  ses coups de pinceaux  s’y trouve ainsi atténuée  sans que rien ne  soit renié de la  vitalité bourrue de  ses compositions.
 Ce  " Blue Note VI "  sera donc l’occasion de vérifier encore le dynamisme de l’inspiration du peintre d’Ecury, tout comme la chaleur communicative  de son accueil.  Car c’est en " copain ", dans la tradition de ceux fraternellement  chantés par Brassens, comme l’écrivait  le journaliste chalonnais Bernard Hennique, que Daniel Bigaré reçoit.
Raison de plus pour ne pas rater le rendez-vous.

                                                                                                                         Dominique Charton
Jazz à Juan
 UN HOMME ET SA PEINTURE




Lorsque l’on rencontre Bigaré, on a la sensation indiscutable que sa peinture est authentique. On ne  triche pas avec Bigaré. On  rencontre un monde pictural  intimement et physiquement relié  à des valeurs sans équivoque : l’amitié, le temps qui passe, la fête, l’humour, la soif de poursuivre la route et le pouvoir de la partager. C’est sans doute ici que se situe la lucidité de  l’artiste qui sait ne pas être dupe des  promesses faites par un  hypothétique avenir. 
Faisons confiance à  Daniel Bigaré : la belle peinture qu’il nous livre est  un souffle où la sincérité est reine. Un peu à la mesure de cet espace terriblement fragile et unique que l’on  nomme la vie d’un homme.

                                                                                          
                                                                                                                    Philippe Aubert





                      

                                         


                                            Bigaré sait communiquer à sa toile le mouvement interne des êtres et des choses.
                                            Quel contraste avec la chaude sérénité de ses marines ou le schématisme faisant 
                                            l'abstrait de ses natures mortes ou de ses orchestres.


                                                                                              Guy Gougelet  -  " l' Est Républicain "

           
                                     







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New Orléans - 2011

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