Bigaré Daniel - Peintre
Atelier " le Nergone " 51240 ECURY SUR COOLE FRANCE
Daniel Bigaré n'est pas un ami. C'est un copain, dans la tradition de ceux fraternellement chantés par Brassens.
Aussi, quand il m'a demandé de prendre la plume, j'ai hésité. Le copain ne risquait-il pas de prendre le meilleur sur le
peintre ? lui aurait dit, dans son langage coloré, le barbouilleux !
Aussi, quand il m'a demandé de prendre la plume, j'ai hésité. Le copain ne risquait-il pas de prendre le meilleur sur le
peintre ? lui aurait dit, dans son langage coloré, le barbouilleux !
Car Bigaré, à l'inverse de beaucoup de ses collègues, n'est guère charitable vis-à-vis de lui-même. Cet anticonformisme,
qui n'a rien à voir avec de la fausse modestie, lui va d'ailleurs à ravir. Oui, mon petit gars!
Depuis l'époque du groupe "Jeune Peinture" il n'a cessé de démonter sa peinture, de la morceler, de la moderniser, de
jeter sur ses toiles, des rouges, des blancs, des bleus qu'il affectionne tout particulièrement. Il
n'a jamais cherché à flatter l'œil, à accrocher le client. Il n'est pas homme à faire des concessions pour tenter de se faire
un nom. Bigaré va délibérément à contre courant, sachant pertinemment que ses personnages sans visage, continueront
de choquer les puristes, mais sans jamais susciter la moindre indifférence.
Quand je regarde ses oeuvres, des noms de peintres qui ont fait école, me viennent inconsciemment à l'esprit.
Décidément, objectivité et subjectivité ne feront jamais bon ménage quand il s'agit d'un copain ... d'abord.
Bernard Hennique
| dessin - Foot - |
Bigaré - Peintre des jours heureux.
Bigaré est un peintre du bonheur, peut-être est-il lui-même le bonheur de
peindre, coloré, très coloré, mais sans agressivité, sans violence. Et transparent,
délicat, subtil, avec des forces seulement évoquées.
Ses thèmes reprennent à leur compte le rythme de la vie.
Désirée, cette vie écrite par Bigaré, mais nullement dévorée. Caressée, lissée, presque bercée. Comme par des vagues, douces.
La mer sans danger, le soleil sans brulures, les cavaliers sans obstacles, le
rugby sans violence ; oui, la transparence du plaisir, du désir et du rire. Daniel Bigaré demeure du bon côté du miroir pour donner à voir la face positive des choses, la vie, sans métaphysique ni obsession. Sauf sans doute delle de la couleur. En bleu surtout. Quels bleus ! Plus riches par contraste avec le reste de
la palette, plus forts Grâce à la rigueur de la construction qu’équilibrent, soutiennent les verticales. Et pourtant, son couteau prend peu de matière, d’où ce résultat de transparence. Même pour l’outremer. Cette technique lui permet de transformer les contrastes des pâtes en simples oppositions chromatiques, d’une grande délicatesse, et d’une élégance raffinée.
Les thèmes heureux de Daniel Bigaré, son style, la manière de sa peinture
le rendent – c’est une grande qualité – un créateur pour tous, accessible à tous,
enrichissant pour tous. Car c’est une peinture vacances, une peinture-soleil, une
peinture-champagne que chacun peut consommer et voir et boire sans modération. Une musique d’été.
Maurice Bruzeau.
Blue Note , c’est le nom que Daniel Bigaré donne à ses expositions à domicile ; une référence au jazz et au blues, mais aussi deux mots d’harmonie et de fête, qui résument bien sa peinture.
Le bleu bien sûr, du cyan au magenta, omniprésent, celui d’un ciel de Provence ou d’un port breton, l’outremer d’un port du sud de la France , ou d’un marché marocain. Ce bleu traité en aplats aux fines nuances est percé souvent de blancs éclatants parcourant la toile.
En contrepoint, les variations de jaune et de rouge donnent énergie, chaleur et profondeur à la composition dont l’ensemble s’érige pratiquement en abstraction d’où émerge le motif par la conjugaison d’un art et d’un hasard maîtrisés.
L’évolution vers la transparence n’entame pas la force des œuvres dans lesquelles s’équilibrent rigueur et sensibilité.
Et puis la musique, plutôt celle d’un orchestre de jazz, à Juan ou dans l’été de la campagne marnaise. Une musique proche des œuvres de Daniel Bigaré, par le rythme et l’harmonie des notes faisant alterner les plages de sérénité et les envolées festives et colorées.
Claude RochetEn contrepoint, les variations de jaune et de rouge donnent énergie, chaleur et profondeur à la composition dont l’ensemble s’érige pratiquement en abstraction d’où émerge le motif par la conjugaison d’un art et d’un hasard maîtrisés.
L’évolution vers la transparence n’entame pas la force des œuvres dans lesquelles s’équilibrent rigueur et sensibilité.
Et puis la musique, plutôt celle d’un orchestre de jazz, à Juan ou dans l’été de la campagne marnaise. Une musique proche des œuvres de Daniel Bigaré, par le rythme et l’harmonie des notes faisant alterner les plages de sérénité et les envolées festives et colorées.
Blue Note VI :
Quand Daniel Bigaré ouvre son atelier
La tradition est devenue un rituel. Depuis 1996 et son " Blue Note 1er ", le peintre Daniel Bigaré aime à ouvrir son atelier d’Ecury-sur-Coole, dans la campagne chalonnaise, aux amis et au curieux de son art,en compagnie d’un groupe de jazz inspiré par l’ambiance chaleureuse d’une telle rencontre.
Le samedi 12 et le dimanche 13 juin 2010, Daniel Bigaré propose son " Blue Note " où il nous promet " des marines, des ports, des paysages en passant par les marchés, souks et autres scènes de rue".
Et l’ artiste d’ Ecury nous en promet encore en évoquant, à propos de ce " millésime 2010 à consommer sans modération " , des " senteurs de Provence " qui " rencontrent des épices africaines" Dans la typique maison champenoise en craie et pans de bois qu’il occupe avec son épouse depuis des années, c’est aussi un voyage auquel nous appelle Daniel Bigaré , une exploration de ses " petits formats " de ces dernières créations comme des plus anciennes.
Daniel Bigaré est loin d’être un inconnu dans le monde des arts. La première exposition de ce pote du dessinateur Cabu, avec qui il a fait les 400 coups artistiques, et créateur du groupe " Peintres en Champagne " remonte à 1976.
Depuis, Il ’n’a cessé d’exposer en France comme aux Etats-Unis où, un temps, la Phillips-Flint galléries de Houston (Texas) et de Palm-Beach (Floride) proposait régulièrement à la vente, certaines de ses plus belles réalisations.
Les toiles de Daniel Bigaré, invité d’ honneur de plusieurs salons et lauréat de quelques prix qui ne lui sont jamais montés à la tête , ornent aujourd'hui quelques murs publics comme le Palais de l’ Elysée, l e musée de Soissons , les villes de Vitry-le-François, Bobo-Dioulasso ( Burkina Faso ) ou de Tauberbischofsheim en Allemagne.
Bleu singulier.
En plusieurs décennies de carrière, tout ou presque a été dit sur les " compositions vigoureuses et rythmées " de l’œuvre de Daniel Bigaré, ces " joyeuses verticalités ", ce sens de la couleur maitrisée, après des années de recherche et d’hésitation. Cependant, ses toiles continuent d’opposer un mystère opaque à une tentative de rationalisation. Bien qu’il s’en défende avec vigueur, Daniel Bigaré est devenu un maître. Mais un maître difficile, tant les questions sur son travail restent inassouvies.
Dans l’élan coloré de son inspiration, les interrogations affamées demeurent.
Où donc Daniel Bigaré va-t-il chercher ses déclinaisons de bleu singulier, sa "Blue Note "personnelle ? Dans quel ciel tire-t-il ses images recomposées ? Comment le monde qu’il nous restitue peut-il avoir cette richesse enluminée, alors même qu’un lucide pessimisme nourrit le regard qu’il porte sur l’humanité et ses hochets ? Un fragment de réponse se love dans la chaleur multicolore de ses compositions. A l’âpreté rude d’un certain paysage breton, Daniel Bigaré préfère à l’évidence la quiétude des couleurs odoriférantes des ports méditerranéens. On y entend presque le clapotis des vagues sur les coques des bateaux, et le chant lancinant des cigales en toile de fond. La rudesse de ses coups de pinceaux s’y trouve ainsi atténuée sans que rien ne soit renié de la vitalité bourrue de ses compositions.
Ce " Blue Note VI " sera donc l’occasion de vérifier encore le dynamisme de l’inspiration du peintre d’Ecury, tout comme la chaleur communicative de son accueil. Car c’est en " copain ", dans la tradition de ceux fraternellement chantés par Brassens, comme l’écrivait le journaliste chalonnais Bernard Hennique, que Daniel Bigaré reçoit.
Raison de plus pour ne pas rater le rendez-vous.
Dominique Charton
| Jazz à Juan |
UN HOMME ET SA PEINTURE
Lorsque l’on rencontre Bigaré, on a la sensation indiscutable que sa peinture est authentique. On ne triche pas avec Bigaré. On rencontre un monde pictural intimement et physiquement relié à des valeurs sans équivoque : l’amitié, le temps qui passe, la fête, l’humour, la soif de poursuivre la route et le pouvoir de la partager. C’est sans doute ici que se situe la lucidité de l’artiste qui sait ne pas être dupe des promesses faites par un hypothétique avenir.
Faisons confiance à Daniel Bigaré : la belle peinture qu’il nous livre est un souffle où la sincérité est reine. Un peu à la mesure de cet espace terriblement fragile et unique que l’on nomme la vie d’un homme.
Lorsque l’on rencontre Bigaré, on a la sensation indiscutable que sa peinture est authentique. On ne triche pas avec Bigaré. On rencontre un monde pictural intimement et physiquement relié à des valeurs sans équivoque : l’amitié, le temps qui passe, la fête, l’humour, la soif de poursuivre la route et le pouvoir de la partager. C’est sans doute ici que se situe la lucidité de l’artiste qui sait ne pas être dupe des promesses faites par un hypothétique avenir.
Faisons confiance à Daniel Bigaré : la belle peinture qu’il nous livre est un souffle où la sincérité est reine. Un peu à la mesure de cet espace terriblement fragile et unique que l’on nomme la vie d’un homme.
Philippe Aubert
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